LA POLITIQUE MONETAIRE DE LOUIS XIV
A.N.S.


AVRIL 2002




LA POLITIQUE MONETAIRE DE LOUIS XIV






















LOUIS XIV


LOUIS XIV
Son règne 1643/1715

Le Cardinal de Mazarin

Louis XIV succède à son père à l’âge de 4 ans. Il gouverne sous la tutelle de sa mère Anne d’Autriche et de Mazarin. Dès le début du règne, l’anarchie s’installe : d’abord en 1648, la Fronde du parlement qui veut contrôler la monarchie oblige le jeune roi à quitter Paris (1649). Succède une fronde des princes. Mazarin directement attaqué quitte la France. Condé demande à remplacer Mazarin mais Anne d’Autriche lui oppose un refus catégorique. Condé avec ses amis soulèvent alors les provinces. En 1652, Condé décide de prendre Paris. Le faubourg St Antoine est le théâtre d’affrontements qui opposent l’armée royale aux troupes de Condé : la ruine et la misère se sont installées dans le pays. En octobre 1652, le roi acclamé revient à Paris, Mazarin l’y rejoint en février 1653.
La France retrouve le calme. Les frondes ont démontré l’incapacité des nobles et des parlementaires à gouverner le pays.
En 1660, Louis XIV épouse l’infante Marie Thérèse d’Espagne fille de Philippe IV, roi d’Espagne.
Lorsque Mazarin meurt en 1661, Louis XIV décide de prendre personnellement en mains les destinées du Royaume. Malheureusement, il est très orgueilleux, le soleil devient son emblème. Il s’entoure de conseillers dont Colbert qui devient le surintendant puis contrôleur des finances. Profitant d’une période de paix, Colbert travaille au renouveau de l’économie. Il encourage le développement des manufactures et des compagnies maritimes.
La France possède la plus puissante armée d’Europe (120 000 hommes en 1667 – 300 000 en 1688).

En 1665, Philippe IV d’Espagne meurt. Louis XIV réclame les Pays Bas qu’il fait occuper.

En 1672, Louis XIV envahit la Hollande dont la puissance commerciale gêne la France. Par le traité de Nimègue en 1678, l’Espagne cède à la France la Franche-Comté et plusieurs villes des Pays Bas espagnols.

Sous l’influence de Mme de Maintenon et de son confesseur jésuite « François de la Chaise », Louis XIV révoque l’Edit de Nantes le 16 octobre 1685. 200 000 protestants quittent le royaume. Cette émigration est catastrophique pour l’économie de la France.

En 1688, pour répondre à la politique d’annexion de la France, la Hollande, l’Espagne, la Suède, l’Angleterre, les Princes allemands et la Savoie forment la ligue d’Augsbourg. La France tient tête à l’Europe. Pendant 9 ans alternent succès et défaites. En 1697, le traité de Ryswick met fin aux combats.

En 1702, dans les Cévennes, des protestants irréconciliables (les Camisards) se soulèvent contre le roi : vingt mille hommes et huit ans de luttes sont nécessaires pour réduire les révoltés soutenus par la population.

Le roi d’Espagne Charles II meurt en novembre 1700. Il a choisi pour héritier le petit-fils de Louis XIV. L’Autriche, l’Angleterre et la Hollande s’inquiètent de voir un jour réunies la France et l’Espagne. Une nouvelle guerre, celle dite de succession d’Espagne oppose la France et l’Espagne à une puissante coalition.
Les défaites s’accumulent et l’Etat a du mal à financer les hostilités. La paix d’Utrecht est signée en 1713.

Le roi meurt en 1715…

LES REFORMATIONS MONETAIRES SOUS LOUIS XIV


Le règne de Louis XIV est marqué de guerres incessantes contre l’Europe entière, et par des dépenses somptuaires que les impôts n’arrivent plus à couvrir. Un système original est mis en place, plusieurs fois à quelques années d’intervalle, pour atténuer ces dépenses : les réformations.
Le mécanisme est simple. Un édit du roi retire de la circulation les monnaies d’or et d’argent ayant un certain cours, et les remplace par d’autres, avec un nouveau type et un cours plus élevé.
Exemple :
18 louis d’or sont rappelés à l’hôtel des monnaies ayant pour valeur 10 livres = 180 livres
Après réformation, 15 louis repartent avec pour valeur 12 livres = soit 180 livres. La valeur de compte est la même mais le trésor royal s’est enrichi de 3 louis d’or…




La première réformation a lieu en 1690.






Louis d'or écu de France 1690




Ecu aux 8 L 1690






Toutes les monnaies doivent être rapportées pour être transformées en nouvelles espèces. Ce, pendant les mois de janvier, février, mars et avril. Les louis seront surfrappés du type à l’écu et identifiables par une étoile sous l’écu ( ). Les écus d’argent seront du type aux 8 L et seront aussi identifiable par une étoile après IMP .


Les louis rapportés en l’hôtel des monnaies seront payés à raison de 11 livres 12 sols, les doubles et demi, à proportion.
Les nouvelles espèces auront cours pour 12 livres 10 sols, les écus d’argent seront reçus à raison de 62 sols, les demis, quarts et douzièmes à proportion, après réformation leur cours sera de 66 sols. Après avril, les pièces qui ne sont pas du type à l’écu pour les Louis et du type aux 8 L pour les écus d’argent ne doivent plus avoir cours dans le public. D’où un bénéfice pour le Trésor Royal de 1 livre environ par louis réformés et de 4 sols par écu d’argent.

Il est défendu aux sujets et aux étrangers de sortir aucune matière d’or et d’argent du royaume sous peine de confiscation et de 6 mille livres d’amende. Applicable ¼ au profit du roi, ¼ aux hôpitaux du lieu et l’autre moitié au dénonciateur.

Défense aussi aux affineurs, orfèvres, joailliers travaillant or et argent de fondre ou de déformer aucune espèce de monoyes pour les utiliser à leurs ouvrages, sous peine des galères à perpétuité.

Précédant cette réformation, une déclaration reconnaissant combien il importe à l’état de réprimer le luxe et d’empêcher la dissipation des matières d’or et d’argent qui peuvent être converties en espèces, défend qu’il ne soit fait aucun ouvrage d’or au dessus d’un poids de 4 onces (31 grammes) ni aucune vaisselle d’argent d’un poids de 3 à 4 marcs (250 gr)

Il est ordonné à toutes personnes de qualité qui ont chez elles des ouvrages ci-dessus défendus de les porter aux hôtels des monnaies pendant tout le mois de janvier, sous peine de confiscation, et de 6 mille livres d’amende.

Suit le prix de l’argenterie qui leur sera payé à l’hôtel des monnaies.

Il est recommandé aux commissaires de police de faire des visites chez les orfèvres et particuliers et de confisquer ces ouvrages.






La deuxième réformation, en septembre 1693.






Louis aux 4 L 1693




Ecu aux palmes 1693



Le roi invoque comme prétexte que pour le bien du pays il a cru devoir ramener peu à peu la valeur des espèces à leur ancien cours ; à savoir, le louis à 11 livres 10 sols, l’écu d’argent à 62 sols.

Dans les états voisins, à Augsbourg et Nuremberg, les louis d’or ont valeur de 14 et 15 livres, les écus d’argent 77 sols.

Pour éviter la fuite hors du royaume, la fabrication de nouvelles espèces à un cours plus élevé est ordonnée et les anciennes retirées. Les nouveaux louis d’or seront frappés du type aux 4 L avec pour cours 13 livres la pièce et identifiables par un croissant après IMP .

Les louis d’argent ou écus seront du type aux palmes avec pour cours 68 sols la pièce, identifiables par un croissant après la date .

Cette réformation des espèces doit s’effectuer pendant les mois d’octobre, novembre et décembre.

Les pièces pourront encore circuler pendant cette période pour 11 livres 10 sols et les écus pour 62 sols.

Les pièces portées à l’hôtel des monnaies seront payées, le louis d’or 11 livres 14 sols la pièce, l’écu d’argent 63 sols la pièce.

Le trésor royal bénéficie dans cette réformation d’une livre et 6 sols par louis réformé et 5 sols par écu d’argent.
Pour laisser quelques délais aux ateliers, pour la fabrication des nouvelles espèces, il est délivré aux porteurs, des reçus remboursables à quelques jours. Bientôt les délais furent plus longs et dès 1693, la monnaie de Paris délivre des reçus à un mois de date.






La troisième réformation, suite à l’édit du 17 septembre 1701.





Louis aux 8 L et aux insignes



Ecu aux insignes 1701







Invoquant de nouveau comme prétexte que le roi avait cru bon de baisser la valeur des espèces depuis la dernière réformation, et que maintenant, il était nécessaire d’en augmenter la valeur par rapport aux cours pratiqués dans les pays voisins, cette réformation prévoit la fabrication de nouvelles espèces d’or et d’argent.

Le louis aura pour valeur 13 livres la pièce et sera du type aux 8 L et aux insignes, l’écu d’argent aux insignes aura pour valeur 3 livres 10 sols. Ces réformations seront identifiables par un trèfle après IMP pour les louis. Pour les écus, un trèfle après la date au dessus de la couronne.

Le 27 septembre, une autre déclaration porte la valeur des nouvelles espèces à 14 livres pour le louis d’or et 3 livres 16 sols pour l’écu d’argent, les doubles, demis, quarts et douzièmes à proportion. Le 15 octobre un arrêt du roi annonce que les espèces à réformer seraient payées jusqu’à le fin décembre, le louis à 13 livres et les écus 3 livres 10 sols 6 deniers, car beaucoup de particuliers négligent de porter les pièces à réformer.

La raison de cette hésitation est que les particuliers reçoivent, lors du dépôt de leurs monnaies d’or et d’argent, des billets dits « de monnoye » que l’état met de plus en plus de temps à rembourser en nouvelles espèces. Ces billets ont cours et peuvent être reçus pour argent comptant dans le commerce.

Un arrêt du conseil du 25 octobre 1701 prévoit que ces billets produiront un intérêt de 4 %.

La guerre de succession d’Espagne est la cause de nouvelles dépenses encore plus importantes. Dès la fin de 1703, les échanges de métaux contre billets de monnoye et vice versa, ne fonctionnent plus. Les billets portant intérêts à 4 % sont remplacés par d’autres billets portant intérêt à 8%. Les comptes arrêtés au 31 décembre 1703 font ressortir que les billets en circulation représentent 4 582 000 livres. Les fonds disponibles en métal dans les monnaies sont de 4 813 000 livres ! Le remboursement des billets de monnoye absorberait la totalité des espèces disponibles.



Quatrième réformation, suite à l’édit de mai 1704.





Louis d'or aux insignes 1704





Ecu aux 8 L




Un édit du roi de mai 1704 ordonne une nouvelle réformation portant le cours des louis réformés à 15 livres, les doubles et demis à proportions. Ils seront du type aux insignes et identifiables au revers par une coquille après IMP .

Les louis d’argent, ou écus réformés auront cours pour 4 livres, les demis, quarts et douzièmes en proportion. Il seront du type aux 8 L 2ème type et identifiables par une coquille après la date . L’article VIII de cet édit explique que pour partager avec ses sujets le bénéfice ?… de cette réformation, les pièces portées aux hôtels des monnaies entre la date de cet édit et le 1er septembre prochain, seront reçues les louis pour 13 livres , les écus pour 3 livres 10 sols.

Les louis à réformer seront pesés et ceux plus légers de 2 grains (0.13 gr), seront cisaillés et fondus pour être convertis en nouvelles pièces et payés au poids. Cet édit fixe aussi le cours du marc d’or et d’argent.

Lors de la réformation de 1704, de nouveaux billets sont mis en circulation, d’autres encore en 1705, qui malgré leur intérêt porté à 10 % sont loin de jouir de la faveur du public. Un régime de conversion successive du papier monnaie fait ressortir au 1er janvier 1706 une dette de 72 millions de livres.






Edit de mai 1709.


Ecu aux trois couronnes


Louis d'or nouveau type 1709









Dans cet édit, le roi reconnaît que la multiplicité des réformes nécessaires pour soutenir les dépenses énormes des guerres ont produit dans le pays un grand nombre d’espèces différentes. Certaines sont si mal marquées que l’on a peine à reconnaître le millésime, ce qui a permis aux faux monnayeurs de les imiter facilement. Aussi il ordonne la refonte de tous les types de monnaies du royaume.

Les nouveaux louis d’or sont du type au soleil, frappés uniquement sur flans neufs et d’un poids de 8,127 g, alors que tous les types précédents avaient un poids de 6,692 g. Le cours légal est de 16 livres 10 sols, puis augmenté à 20 livres.

Les écus d’argent sont frappés en flans neufs. Tous les anciens types sont refondus. Les nouveaux écus sont du type aux trois couronnes avec un poids de 30,488 g et un cours légal de 4 livres 16 sols, puis augmenté à 5 livres. Les types précédents avaient un poids de 27,142 g.

L’article XI de cet édit précise que pour retirer entièrement les 72 millions de billets de monnoye en cours, on pourra échanger 5/6 de la somme en pièces et 1/6 en billets, le tout sera payé comptant en nouvelles espèces.
Cette mesure ne fut pas suffisante pour absorber la totalité des billets encore dans le public.
Un édit du 7 décembre 1715 crée de nouveaux billets dits « billets de l’estat » qui perdent immédiatement 40 % de leur valeur.
Ils seront absorbés l’année suivante par la banque générale de LAW.



Toutes ces réformations nous montrent que déjà au 17ème siècle, les financiers n’étaient pas à court d’idées pour réapprovisionner les caisses vides de l’état, et cela en dehors des taxes et impôts directs, mais toujours en puisant aux mêmes sources.

Louis XIV reste présent dans la mémoire des Français pour sa politique de rayonnement en de nombreux domaines. C’est grâce à sa protection, et à ses aides financières que sont écrits les plus grands chefs-d’œuvre de la littérature classique. Avec l’aide de Colbert, le roi crée les académies des arts et des sciences. Mansart, Le Notre, le peintre Lebrun ont la lourde tâche d’ériger, d’agencer, de décorer un palais digne du Roi Soleil.

Mais à l’autre bout de l’échelle sociale, le peuple ne profite pas des fastes monarchiques. La famine et la misère règnent dans le pays. On se rebelle contre les impôts en 1662 à Laval dans le Bourbonnais, en 1664 dans le Poitou, en 1670 dans le Vivarais, en 1674 dans le Bordelais. Des troupes sont envoyées pour calmer ces émeutes. En 1709, 30 000 paysans assiègent Cahors pendant une semaine.

La mort du roi en 1715 après le plus long règne de notre histoire sera vécue sans l’ensemble comme un soulagement par ses sujets.
Publié le : 07-10-2007
UN THEME DE COLLECTION
UN THEME DE COLLECTION




LES MONNAIES FRAPPEES EN FRANCE POUR LES COLONIES ET POUR L’ETRANGER OU GRAVEES PAR UN FRANCAIS





La plupart de ces pièces ont été frappées à Paris et gravées par un artiste français. Elles portent les mêmes différents que celles émises pour notre pays. Lorsque l’atelier n’est pas précisé, il s’agit de celui de Paris ou plus récemment de Pessac. En voici un aperçu non exhaustif.
1) Monnaies pour les colonies, protectorats et TOM

- Emissions générales sous Charles X et Louis Philippe : 5c et 10 c (1825-44)
Paris et la Rochelle : Tiolier et Barre

- Indochine : 10 centimes à 1 piastre (1885-1947) : Barre et Turin

- Madagascar : 1 F à 20 F (1948-58)

- Polynésie : 50 c à 100 F (depuis 1965) : Bazor et Joly

- Syrie : ½ piastre à 50 piastres (1921-40) : Patey et Bazor-
Certaines pièces ont été frappées à Paris mais sans les différents traditionnels.

- Maroc : 2 et 5 mazoumas (1321 AH)
et 2 ½ dirhams 1331- ex :
- Tunisie – Système du « Franc Germinal » : 1 c à 20 F 1891-1928
Lagrange


2) Monnaies pour le compte de l’étranger

a) avant la Grande Guerre

Depuis le milieu du XIXe siècle, la France a frappé des séries :

- Suisse : 1 c à 5 F (1850-51) : Paris et Strasbourg



- Ethiopie : série du bir à l’éffigie de Mélénik (1896) : Lagrange


- Grèce : presque toutes les pièces de l’Union Latine (1868-1912) : Paris, Bordeaux et Strasbourg : Barre et Pillet

- Haïti : série de la gourde (1881-1896)


- Honduras : ¼ de réal à 1 réal (1869-70)
- Monaco : toutes les monnaies en or de l’Union Latine (1878-1904)


- Vénézuéla : série du venezolano puis du bolivar (depuis 1873)

- Portugal : 10 et 20 reis (1891-92)
- Russie : 50 kopecks et 1 rouble (1896-99) : pas de différents, étoile sur la tranche

Elle a frappé aussi des pièces isolées dont :

- Bulgarie : 1 et 2 stotinki (1901) : Borrel


- Luxembourg : 5 c et 10 c (1855-65)


- Monténégro : 1 perper (1909)


- Russie : 50 kopecks et 1 rouble (1896-99) : pas de différents, étoile sur la tranche



b) Entre les deux guerres :
L’abandon de l’or et même de l’argent entraîne le renouvellement de nombreuses séries monétaires dont :
- Bulgarie : 1 lev et 2 leva (1925) : Poissy


- Monaco : monnaies de nécessité de 50 c ; 1 F et 2 F (1924 et 1926) : Poissy ; Lindauer


- Pologne : 1 zloty et 2 zlote (1924)


- Uruguay : 10 centesimos (1930) : Morlon


- Yougoslavie : 10 dinara (1931)

c) Après 1945


La France poursuit les frappes pour Monaco, les protectorats et les colonies, comme indiqué au § I, puis pour ceux qui sont devenus indépendants. C’est ainsi que les états de l’Union monétaire de l’Afrique de l’Ouest et ceux de l’UDEAC (Afrique Centrale) continuent de nos jours à faire frapper leurs pièces en France.

Exemple :

- Cameroun , Gabon, Tchad : 100 F (depuis 1971) : Bazor


- Signalons au passage une rareté moderne, la 100 F « Empire centrafricain » de 1978

On frappe plus rarement pour l’étranger :

- Afghanistan : 1, 2, 5 afghani (2004) sans différents


- Arabie Saoudite : 1 guinée or (1370 AH = 1951)


- Chypre : 5 mils 1982


- Grèce : série de 50 lepta à 5 drachmes (1954-62)


- Pérou : 5 et 10 soles (1969)


- Rwanda : 20 F et 50 F (1977)
-
III Monnaies gravées par un Français mais frappées à l’étranger, dont :

- Barre : bolivars du Venezuela, jusqu’à nos jours


- Lagrange : série de ¼ de réal à 1 peso du Guatemala (1894)


- Lavrillier : 100 lei de Roumanie (1932)


- Oudiné : série du peso d’Argentine (1881-1896)


- Patey : 50 para à 20 dinara de Yougoslavie (1925)


- Roty : 5, 10,20 pesos or du Chili (1899-1917)


Conclusion
Voilà l’extension possible d’une collection de monnaies françaises. Les euros monégasques depuis 2001, la série du Luxembourg en 2007 et celle de Malte en 2008 continueront la tradition.

JP ALIX
Décembre 2007












5 francs pour la République Dominicaine












Publié le : 03-11-2007
LES MONNAIES DES LANDGRAVES AUTRICHIENS
LES MONNAIES
DES

LANDGRAVES AUTRICHIENS

DE LA

HAUTE – ALSACE


(ARTICLE EN COURS D'ELABORATION)



FERDINAND Archiduc

1529 1564 – 1595


A l’empereur Ferdinand Ier succéda en 1564, en Tyrol et dans les Vorlande (provinces), son fils puiné, l’archiduc Ferdinand. A partir de ce prince, les monnaies landgraviales et surtout les écus connus sous le nom de "Thaler d’Ensisheim" apparaissent en abondance de 1584 à 1595. Plus de 180 écus différents furent frappés à son effigie. La même surabondance de types se constate sous ses successeurs, notamment sous l'empereur Rodolphe II et sous l'archiduc Leopold V.
Voici le nombre d’écus différents répertoriés par Ernest LEHR en 1896
Ferdinand archiduc 180
Rodolphe II empereur 190
Maximilien archiduc 80
Ferdinand II empereur 35
Leopold archiduc 245
Les écus représentent 98 % de la fabrication totale.
On peut dire qu’actuellement 1/4 des écus ne sont pas répertoriés par E. L.
Les légendes sont ainsi conçues, sauf abréviations variables ( 8 différentes).
Au droit FERDINANDus : Dei : Gratia : ARCHIDux : AVSTRIǼ •
Ferdinand par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche
Au revers DVX. BV-RGundiae • LANDgraviae – ALSAtiae • COMes –FERretae ou PHIRTae
Duc de Bourgogne Landgrave d’Alsace Comte de Ferrette
La face des écus représente le buste de l’archiduc à mi-corps en armure regardant à droite, bonnet archiducal sur la tête, la main droite tenant un sceptre et la gauche la poignée de l’épée.
Au revers se trouve un grand écusson écartelé timbré d’une couronne fermée et accosté de 2 petits écussons, à dextre Habsbourg, à senestre Ferrette. L’écusson est entouré du collier de la Toison d’or ; le bijou qui y est suspendu a la forme d’une dépouille de bélier dont on distingue souvent la tête, les pattes et la queue.
Il existe à l’effigie de Ferdinand des écus doubles (n°3 couverture), écus, demi-écus, quart d’écus, trois kreutzers, deux kreutzers, vierers. Ils sont dépourvus de millésime, et de marques monétaires.
Les écus alsaciens de l'Archiduc Ferdinand se distinguent de ses écus tyroliens :
- les titres de Landgrave d’Alsace et Comte de Ferrette figurent au revers.
- l’écusson du Landgraviat supérieur (de gueule à la bande d’or accompagné de 6 couronnes) est placé au cœur de ses armes principales au revers.
Nota : Engel et Lehr (E. L) ont classé les écus de l’archiduc
- suivant leur légende de l’avers (8 différentes)
- d’après les diverses variétés pour chacun des 8 groupes

[b]LANDGRAVIAT DE HAUTE ALSACE









RODOLPHE II Empereur

1552 1602 - 1612






Après la mort de l'archiduc Ferdinand, les possessions alsaciennes de la maison d'Autriche restèrent pendant sept ans sans souverain attitré. Les deux fils du premier mariage morganatique n'étaient pas aptes à lui succéder. Du second mariage, il n'a eu que des filles.
Après d'ardentes compétitions entre les nombreux héritiers (voir arbre généalogiques), pour aller au plus pressé et ne pas laisser en souffrance l'administration même du pays, on signa à Prague, le 10 avril 1596, un traité désignant l'empereur pour exercer provisoirement les fonctions, au nom de l'ensemble des intéressés. Le provisoire dura 6 ans jusqu’à la transaction de Pragues du 5 – 02 – 1602. Ce traité stipula l’indivisibilité des Vorlande et du Tyrol qui restent attachés à la maison d’Autriche.
Rodolphe II se trouva le souverain officiel et légal de ces pays. A partir de 1602, l’empereur monnaya mais seulement en tant que représentant de l’ensemble de la maison d’Autriche. Pour le Tyrol il existe des écus de Rodolphe II dès 1602. En Alsace les premiers écus datés sont de 1603, mais il faut sans doute rapporter à l’année 1602 les écus non datés.

Sur les écus les légendes sont ainsi conçues :
Avers
+RVDOLPHVS•II•Dei•Gratia•ROmanorum•IMperator•SEmper•AVgustus•GERmaniae•
HVNgariae•BOHemiae•REX•
Rodolphe II par la grâce de Dieu Empereur des Romains toujours Auguste roi de Germany Hongrie Bohême
Revers +NEC•NON•ARCHIDVCES•AVStriae•DVces•BVRgundiae•LANDGraviae•ALSatiae•
COmites•FERretae•
Et aussi Archiduc d’Autriche Duc de Bourgogne Landgrave d’Alsace Comte de Ferrette

A l’avers les écus représentent l’empereur en buste à droite avec une couronne de lauriers, une large fraise godronnée, manteau agrafé sur l’épaule par un bijou ou une tête de lion de face.
Au revers, grand écusson espagnol entouré du collier de la Toison d’Or timbré du bonnet d’archiduc.

Il existe à l’effigie de Rodolphe
1) Ecus doubles
2) 1/4 d’écu
3) Zehner
4) Groschen (3k)
5) Vierer

Engel et Lehr classent les pièces non datées en premier et ensuite d’après leur date, leur valeur,
et autres particularités.




















MAXIMILIEN archiduc

1558 1612 - 1618




La mort de l'empereur Rodolphe II, au nom duquel le grand maître de l'ordre Teutonique administrait le Tyrol et les Vorlande, exigea de la part des princes autrichiens, copropriétaires, une nouvelle entente. Au mois de juillet 1612, ils conclurent à Prague, une convention en vertu de laquelle, l'archiduc Maximilien devint de simple administrateur, souverain effectif de ces provinces. La constitution d'un état distinct aux dépens de l'ensemble de la monarchie avait d'autant moins d'inconvénients qu'elle ne devait pas survivre à Maximilien, célibataire par état et déjà avancé en âge.
Maximilien avait fait frapper dès 1603 à Hall, comme grand maître de l’ordre Teutonique, de nombreuses monnaies. Les premières monnaies alsaciennes à son effigie datent de 1614. En 1613 on a encore battu des monnaies à l’effigie de Rodolphe II bien qu’il fut mort depuis un an. En revanche il existe de Maximilien des écus alsaciens de 1619 bien qu’il fut mort le 2-11-1618.

Les légendes abrégées d'une façon différente doivent se lire :
A l’avers :
+ MAXIMILIANVS ׃ Dei ׃ Gratia ׃ ARCHidux ׃ AVStriae ׃ DVX ׃ BVRGundiae ׃
STIRiae ׃ CARINTiae +
Maximilien par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche, Duc de Bourgogne, Styrie, Carinthie.
Au revers
ET ׃ CARNiolae ׃ MAGistreri ׃ PRVSSiae ׃ ADMInistrator ׃ LANDgravius ׃
ALSatiae ׃ COMes ׃ PHIRtae
Et Carniole Administrateur de Prusse Landgrave d’Alsace Comte de Ferrette.

Toutes les pièces d'argent ont le même type :

Au droit : le buste de l'archiduc regardant à droite, vêtu d'un pourpoint brodé, avec une fraise et la croix de l'ordre Teutonique, et enveloppé d'un ample manteau drapé, rattaché sur l'épaule droite, sans bijou ou souvent par une tête de lion de face ou de profil, le tout dans un filet perlé.
Au revers : écu écartelé par la croix de sable de l'ordre Teutonique.
L'écusson est accosté de 2 petits écus d’Alsace à dextre et de Ferrette à senestre, de forme ovale pointés vers le bas, surmontés en guise de timbre d’une fleur de lys. A partir de 1615 les deux petits écus sont de forme espagnole et sont timbrés d’un bonnet archiducal.

Les monnaies qu'on possède de lui sont :
1) écus doubles
2) écus
3) ½ écus
4) ¼ d'écus
5) Vierer





1 Hongrie

2 Bohême

3 partie d'Autriche et de Bourgogne

4 partie de Tyrol et Habsbourg















FERDINAND II Empereur

1578 1619 – 1637




Dans les années qui suivirent la mort de l’archiduc Maximilien, on fabrique pendant quelque temps de la monnaie tout à la fois à l’effigie de l’empereur Ferdinand et de son frère Léopold.
Vers la fin de l'année 1618, l'empereur Mathias, en accord avec les autres princes, confia le gouvernement des provinces à l'archiduc Léopold, puiné de la ligne de Styrie, évêque de Strasbourg et de Passau, administrateur des abbayes de Murbach et Lure. qui entra en fonction en 1619, peu avant la mort de l'empereur Mathias. Il n'y avait plus alors que quatre ayant droit : Albert, dernier survivant de la lignée d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas. Les trois autres de la ligne de Styrie : Ferdinand qui devint empereur sous le nom de Ferdinand II et ses deux frères Leopold (V) et Charles, grand maître de l'ordre Teutonique en remplacement de feu son cousin Maximilien. Albert ne survécut que deux ans à son frère Mathias (+ 13 juillet 1621) de sorte que sa part du Tyrol et de l'Alsace ne tarda pas à échoir à ses cousins. Léopold qui songeait sans doute déjà à renoncer à l'état ecclésiastique demande le partage des territoires et la constitution d'une souveraineté indépendante à son profit. L'empereur accueillit assez mal ces ouvertures et tout en confirmant Léopold dans sa situation de gouverneur général, il crut devoir affirmer ses propres droits en faisant, en 1621, 1622 et 1623, fabriquer, pour le Tyrol et pour l'Alsace des monnaies à son effigie, concurremment avec celles qu'on y frappait depuis 1620 à celles de Léopold en sa qualité de gouverneur.

Légende des monnaies :
+FERDINANDVS • II • Dei ׃ Gratia ׃ ROManorum ׃ IMPerator ׃ SEMper ׃ AVGustus ׃ GERmaniae ׃ HVNgariae ׃ BOhemiae ׃ REX ׃
Ferdinand II par la grâce de Dieu Empereur des Romains toujours Auguste Roi de Germany Hongrie Bohême

׃ NEC ׃ NON ׃ ARCHIDVCES ׃ AVStriae ׃ DVces ׃ BVrgundiae ׃ LANDgravii ׃
ALSatiae ׃ COmites ׃ TIRolis ׃
Et aussi Archiduc d’Autriche Duc de Bourgogne Landgrave d’Alsace Comte du Tyrol

Les écus de Ferdinand II présentent
au droit : le buste de l'empereur, lauré, regardant à droite, portant un pourpoint brodé avec le collier de la Toison d'or, une très large fraise godronnée, et un manteau agrafé sur l'épaule, le tout dans un filet perlé.

Au revers : un écusson espagnol à seize quartiers, identiques à celui qui figure sur les écus analogues de Rodolphe II en inversant les quartiers de Bourgogne et d’Autriche. Les quartiers de Burgau et Ferrette sont également inversés en 1623.

Il n'existe pas d'autres pièces que des écus.























LEOPOLD V Archiduc

1586 1620 – 1632




Entre 1621 et 1623, les négociations continuèrent entre l'empereur Ferdinand II et son frère Léopold. Elles aboutirent le 15/11/1623 à un traité qui assurait à Léopold la pleine propriété des 2/3 du Tyrol et de l'Alsace, avec le droit d'administrer, sa vie durant, le 3ème tiers au nom de l'empereur, à qui il devait faire retour ensuite. Ce traité souleva maintes difficultés d'exécution et son entrée en vigueur s'en trouva retardée. Ce n'est qu'en 1625 que les deux frères finirent par tomber d'accord. En vertu de la convention de Wiener-Neustadt, Léopold reçu le Tyrol, l'Arlberg, les possessions en Souabe, Burgau, Nellenburg, et le comté de Hohenberg. L'empereur conserva le Brisgau, l'Alsace, les villes frontières du Rhin, les préfectures de Haguenau et de l'Ortenau, mais sous réserve du droit d'administration viagère promis en 1623 à Léopold. Cet état de chose complexe se prolongea jusqu'en 1630, où l'empereur décida d'abandonner à son frère les droits de souveraineté qu'il s'était réservés en 1625 sur les Vorlande.

Les nombreuses modifications survenues dans la situation de Léopold par rapport à l'Alsace se reflètent dans les légendes de ses monnaies.
1620 – représentant des héritiers
1621 – 1625 gouverneur en titre
1625 – 1626 l'archiduc quitte les ordres, renonce à ses évêchés et abbayes, et épouse Claudia, fille de Ferdinand I de Médicis. Il est devenu comte souverain du Tyrol, et ses écus même alsaciens portent ce titre sans allusion à sa situation en Alsace.
1627 – 1630 l'omission est réparée ; les pièces alsaciennes mentionnent les qualités de gouverneur des Vorlande
1630 – 1632 il est devenu souverain de ses territoires.

Il mourut le 13/9/1632 laissant pour héritier son jeune fils Ferdinand Charles qui ne frappa plus de monnaies en Alsace.
Peu de temps après l'atelier d'Ensisheim fut définitivement fermé (1634)

Les monnaies frappées à Ensisheim pour Léopold :

Ecus doubles - 57.400g - titre 0.875
Ecus - 28.781g - titre 0.875
½ Ecus - 14.390g - titre 0.875
¼ Ecus - 7.195g - titre 0.875
Duplex - 3.118g - titre 0.375
Plappart - 1.420g - titre 0.357
Vierer - 0.584g - titre 0.312
Rappen - 0.353g - titre 0.250

Les écus de Léopold représentent :
Au droit - de 1620 à 1625 l’archiduc en buste regardant à droite, revêtu d’un camail.
- de 1625 à 1632 l’archiduc en buste cuirassé couronne archiducale sur la tête sceptre à la main droite, main gauche sur l’épée.
Au revers - écusson espagnol.




En pointe entée Ferrette et sur le tout Haute Alsace.
Sur les écus de 1620 uniquement :
- à dextre, les armes de l’Evêché de Strasbourg (coupées de l’Evêché et du Landgraviat de la Basse Alsace).
- A senestre, les armes de l’Evêché de Passau, les unes et les autres timbrées d’une mitre.
- En exergue, 2 petits écussons espagnols de Murbach et Lure, timbrés d’une mitre abbatiale sur 2 crosses passées au sautoir.

1ère période : de 1620 représentant des héritiers.






Légende pour les pièces de 1620
Avers - EL 219 - 1620
+LEOPOLDVS • Dei ׃ Gratia ׃ ET • ARCHIDVCES • AVSTriae ׃ DVCes ׃ BVRgundiae +
Léopold par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche Duc de Bourgogne

Revers - EL 224 - 1620
STIRIAE • CARINTiae – CARNiolae ׃ LANDgravi ׃ ALSatiae
Styrie Carinthie Carniole Landgrave d’Alsace



2ème période 1621 à 1625 gouverneur en titre

Toutes les monnaies sont frappées au nom de l’archiduc seul, mais indiquent qu’il gouverne les Vorlande au nom de l ‘empereur et des autres princes de la maison d’Autriche. Il porte encore le costume écclésiastique, mais les écussons des évêchés de Strasbourg, de Passau et des abbayes de Murbach et Lure ne figurent plus sur le revers. Le grand écusson, de forme espagnole, est le même que dans la période précédente.

Avers – EL 259 - 1623
+LEOPOLDVS • Dei ׃ Gratia ׃ ARCHIDVX • AVStriae ׃ DVx ׃ BVRgundiae ׃ ETcaetera ׃
SACrae ׃ CAESarea ׃ Majestatis ׃ ET+
Léopold par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche Duc de Bourgogne Etc Sacré Cesar Majesté Et




Revers – EL 244 – 1621
+RELIQuorum ׃ ARCHIDucum ׃ GVBERNATor ׃ PLENus ׃ ET • COMes ׃ TIRolis ׃LANDgravius • ALSatiae+
aussi Archiduc Gouverneur en Titre et Comte du Tyrol Landgrave d’Alsace

3ème période : 1625 à 1626


L’Archiduc quitte les Ordres, renonce à ses Evêchés et Abbayes et épouse Claudia, fille de Fernand Ier de Médicis. Il devient Comte souverain du Tyrol et ses écus alsaciens de 1626 reconnaissables aux armes landgraviales placées au centre, portent ce nouveau titre sans nulle allusion à sa situation en Alsace. Toutes ses monnaies alsaciennes le représentent cuirassé, la couronne archiducale sur la tête, le sceptre à la main droite, et la main gauche appuyée sur la poignée de l’épée.
Ecusson espagnol, au revers timbré d’un bonnet losangé, ceint de la couronne royale, est en 1626, le même que par le passé.

Avers – EL – 288 - 1626
LEOPOLDVS • Dei : Gratia : ARCHIDVX•AVSTRIAE .
Leopold par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche


Revers – EL - 288 – 1626
 DVX  BVRGVUNDI  COMES  TIROLIS 
Duc de bourgogne et Comte du Tyrol


4ème période de 1627 à 1630.


L’erreur est réparée, la légende le qualifie de gouverneur général des Vorlande. L’écusson est différent : écartelé au 1 de Hongrie, au 2 de Bohême, au 3 partie d’Autriche moderne et de Bourgogne, au 4 partie de Habsbourg et de Gorice, une pointe entée d’Autriche ancienne, sur le tout de Haute – Alsace.


Avers – EL 304 bis - 1629
LEOPOLVS • Dei ׃ Gratia ׃ ARCHDVX • AVS • TRIAE •
Leopold par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche

Revers – EL 304 bis - 1629
SACrae ׃ CAESarea ׃ MAjestatis ׃ ANTERiorum ׃ PROVINCiarum • PLENus ׃ GVBernator
Sacre Cesar Majesté Gouverneur Général des autres Provinces

5ème période 1631 et 1632.


A l’avers, la légende et le type sont exactement les mêmes que pendant la période précédente. Au revers, on a repris ceux de l’archiduc Ferdinand c’est à dire, un grand écu écartelé au 1 Hongrie, au 2 Bohême, au 3 contre – écartelé de Castille et Léon, au 4 contre- écartelé d’Autriche et de Bourgogne, sur le tout la Haute – Alsace. Le grand écu est accosté de 2 petits écussons : Habsbourg à dextre et Ferrette à senestre. L’écu est entouré du collier de la Toison d’or (que l ‘archiduc paraît avoir reçu dès 1626, mais qui ne figure sur ses monnaies alsaciennes qu’à partir de 1631).

Avers EL 310 – 1631
LEOPOLDVS • Dei : Gratia • ARCHIDVX • AVSTRIAE
Léopold par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche

Revers EL 310 – 1631
DVX • BVRGundiae • LANDgravius • ALSatiae : Comes : FERretae
Duc de Bourgogne Landgrave d’Alsace Comte de Ferrette.

Leopold V mourut le 13 septembre 1632. Son fils, Ferdinand Charles, ne frappa plus de monnaies en Alsace. Quelques pièces posthumes de son père datées de 1634, sont les derniers spécimens de la numismatique autrichienne en Alsace, et l’atelier d’Ensisheim fut fermé.
A. GREINER
Publié le : 14-02-2008
LES COMTES DE HANAU-LICHTENBERG
LES COMTES DE HANAU –LICHTENBERG ET LEUR MONNAYAGE





Armoiries de Hanau-Lichtenberg de 1480 à 1570
Ecartelé au 1er et au 4ème : Hanau, au 2ème et 3ème Lichtenberg.
En 1480 Philippe Ier de Hanau prend le titre de Comte de Hanau-Lichtenberg. Son fils Philippe II crée de nouvelles armoiries, associant en quartiers les chevrons de gueules sur fond d’or de Hanau au lion noir sur fond d’argent bordé de rouge de Lichtenberg. L’écu est surmonté du col de cygne ailé de Hanau.

ORIGINES

HANAU :
Reinhart II, Comte de Hanau, décéda en 1451 laissant sa veuve Catherine, née Comtesse de Nassau, et six enfants dont 4 filles et deux garçons. L’aîné, Reinhart III succéda à son père, tandis que Philippe, né le 8 novembre 1417, était resté célibataire en entrant dans les ordres religieux selon la volonté du père. Cela évitait le démantèlement du comté de Hanau. Reinhart III, de constitution faible et de santé précaire, décéda en 1452 après une courte année de règne, laissant l’héritage du comté à son fils, âgé de deux ans et demi, Philippe le jeune.
Voilà une situation bien instable et un avenir incertain pour le comté que de n’avoir qu’un seul héritier possible et si bas en âge que l’on pût craindre le pire. C’est ainsi qu’en janvier 1458, les nobles du comté demandent à Catherine de Hanau, l’abolition du statut de Reinhart II afin d’autoriser Philippe l’aîné, à quitter les ordres et à se marier. Il n’avait pas encore prononcé le vœux de célibat des prêtres. Le conseil de famille promulgua un nouveau statut de succession, et le comté fut partagé entre les deux Philippe. L’aîné prenant le nom de Philippe Ier de Hanau – Babenhausen et le neveu, celui de Philippe le jeune de Hanau. Dans cette charte, il est stipulé que Philippe l’aïné, habitera avec son épouse, chez la veuve Catherine et Philippe le jeune, afin que toute la famille ne forme qu’une cour.
Pour Philippe c’est le départ d’une vie nouvelle. Il vint voir les Lichtenberg qui avaient deux filles à marier, Anna et Elsa ; Un contrat de mariage fut établi entre Philippe et Anna qui n’a pas encore 16 ans. Le 6 septembre 1458, le mariage est célébré dans la chapelle castrale de Lichtenberg. Quelques jours plus tard, Philippe emmène Anne à Babenhausen. Elle mettra six enfants au monde dont le futur Philippe II.

LICHTENBERG :

Les sires de Lichtenberg sont les successeurs et héritiers des Hunebourg et Dabo.
1206 : achèvement de la construction du château de Lichtenberg.
1249 : les sires deviennent avoués de la ville de Strasbourg.
1273 à 1299 : Conrad III de Lichtenberg, évêque de Strasbourg, fit construire la façade principale de la cathédrale.
1299 à 1305 : Frédéric Ier de Lichtenberg est évêque de Strasbourg .
1353 à 1365 : Jean II de Lichtenberg est évêque de Strasbourg.
Ludwig IV cède le comté à ses deux fils : Jacques (le Barbu) né le 25 mai 1405 et Louis né le 12 mai 1417.
1440 : partage du comté entre les deux frères.
1451 : conflit victorieux contre le comte de Linange
1458 : Jacques de Lichtenberg est élevé à la dignité comtale.
1469 : Louis V de Lichtenberg partage son héritage entre ses deux filles : Anna mariée avec Philippe Ier de Hanau et Elsa qui était mariée depuis 1464 avec le comte de Deux – Ponts.
Louis V décéda le 24 février 1471. Après son décès ses deux gendres passent un pacte héréditaire au nom de leurs épouses avec Jacques dernier mâle de la maison de Lichtenberg qui n’avait pas de descendance. Anne quitta ce monde à l’âge de 32 ans en 1474. Philippe la rejoindra dans la mort en 1480, peu après la mort de Jacques de Lichtenberg.

Avec Philippe II commencera l’histoire du Comté de Hanau – Lichtenberg.
Philippe II 1462 – 1504 : mariage avec Anne von Isenbourg
Philippe III 1482 – 1538 : mariage avec Sibylla von Baden
Philippe IV 1514 – 1590 : mariage avec Eléonore de Fürstenberg (introduction de la Réforme)
Philippe V 1541 – 1599 : mariage avec Ludovika – Margareta von Zweibrücken (Deux Ponts)

MONNAYAGE des COMTES DE HANAU – LICHTENBERG

1587 – 1760




Un diplôme du 22 février 1368 de l’empereur Charles IV, accorde à Ulrich III, seigneur de Hanau, et à ses héritiers qui deviendront comtes d’Empire en 1429, le privilège de battre monnaie.
Le désir de tirer enfin partie du privilège monétaire s’impose dans le dernier tiers du XVIème siècle, marqué par un affairisme croissant et contagieux.. En 1560, Philippe IV (1538 – 1590) avait envoyé un délégué à la Diète d’essais des monnaies, réunie à Strasbourg, sans résultat. Philippe V reprendra l’initiative d’une deuxième démarche. Son père, infirme à la fin de sa vie, lui a confié en 1585 l’administration du comté. Dynamique et ambitieux, Philippe veut se lancer dans la fabrication de monnaies pour se procurer des ressources nouvelles par la pratique devenue courante, d’un monnayage transgressant les prescriptions légales sur les titres et les poids et pour mettre à la disposition de ses sujets ses propres monnaies. Le 3 mai 1587 la Diète lui accorde le droit de battre monnaie.


De 1587 à 1760 sept ateliers monétaires ont travaillé pour les comtes de Hanau – Lichtenberg.

1. Woerth (1587 - 1633)
2. Ingwiller (1595 - 1599)
3. Babenhausen (1607 – 1629)
4. Willstätt (1620 – 1625)
5. Hanau (1647 – 1736)
6. Bouxwiller (1659 – 1673)
7. Pirmasens (1757 – 1760)





Denier de Conrad III de Lichtenberg, Evêque de Strasbourg de 1273 à 1299
Monnaie épiscopale sur laquelle on distingue bien le lion de Lichtenberg
(Pièce agrandie x4)

PHILIPPE V 1541 (1590 – 1599)




Ecu écartelé au 1er et au 4ème : Hanau, au 2ème et 3ème Lichtenberg.
En cœur de l’écu, un écusson aux armes de Ochsenstein, de gueule aux deus barres d’argent.


Résidant en Alsace, Philippe V décida d’établir un atelier monétaire à Woerth où il possédait un château. Les premières pièces, des 2 Kreutzers, sont exécutées dès 1587. Il a monnayé six espèces : Talers, 3 K, 2 K, 1 K, Pfennigs et de très rares Florins d’or. Sous tous les comtes la frappe d’or reste très faible, la différence entre le coût de fabrication et la valeur d’échange est insuffisante pour rendre l’opération rentable. Les monnaies d’or sont exécutées surtout pour le prestige.
Aux armoiries de Hanau – Lichtenberg, il ajoute l’écusson d’Ochsenstein. En effet, en 1570 le comté s’agrandit du comté de Deux – Ponts qui comprend l’autre moitié de Lichtenberg avec Bitche et Ochsenstein.




Pièce de 3 Kreutzers au milieu et de chaque côté 2 Kreutzers
Avers : PHI. CO:A HANAW:D:I:LICH.E.OC.
Écusson allemand, sur les côtés la date 9 – 5 (1595)
Revers : RUDOL 2.IMP.AUG.P.F.DEC. (P.F.DEC =Plublicari fecit decredo)
Aigle portant au centre le globe impériale avec le chiffre 3
Poids 1,9 g , moitié argent, moitié autres métaux.

JEAN – RENE Ier 1569 (1599 – 1624)









Ecu écartelé au 1 Deux- Ponts (lion debout de gueule sur fond or), au 2 Lichtenberg, au 3 Bitche (écu de gueule avec bordure d’or), au 4 Ochsenstein, sur le tout au centre Hanau.


Ateliers : Woerth, Babenhausen et Wilstätt.
Aux armes de son père, Jean – René ajoute celles du comté de Deux – Ponts (Zweibrücken) et de Bitche. En effet, à la mort de Jacques, comte de Deux – Ponts et Bitche, Philippe V son père, hérite de ce comté du chef de son épouse, fille unique du comte décédé, et comme tuteur de ses cinq enfants. Après trente ans de disputes avec le duc de Lorraine Charles III, un accord fut signé à Nancy en 1605 pour délimiter le territoire du comté, une partie du comté dont Bitche revenant à la Lorraine. De ce fait, la seigneurie de Bitche ne figure plus dans les titres du comté après 1606, mais les armes sont maintenues dans le blason jusqu’en 1736. Autre innovation, parmi les titres du comte figurent désormais ceux de maréchal et avoué de la ville de Strasbourg. Sous ce comte les ateliers produisent des florins d’or, des double Talers, des Talers, des demi Talers qui gardent leur bon aloi pendant tout le règne. Il n’en est pas de même pour les autres monnaies, testons,12 K, 3 K, 1K, Pfennig, qui sont toutes plus ou moins falsifiées, en particulier le teston émis à partir de 1608 décrié dès 1609, la valeur est fixée à 20 K au lieu de 24. Les états monnayeurs de Basse Alsace se mettent d’accord en 1623 pour dévaluer les monnaies en circulation et déterminer le titre et le poids des espèces qui seront émises à l’avenir. On peut constater par exemple sur les 12 K que l’accord a été bien appliqué.






MONNAIES DE JEAN - RENE


Testons valant 1/3 de Taler ou 24 K.
D’un côté, son buste à droite avec un grand col rabattu et une draperie nouée sur l’épaule.
De l’autre côté, l’écu ordinaire non timbré dans des filets cordonnés.
Légende EL59 de 1609 Av. IOAN•REINH•COM•IN HANAWETZW.
Rev DNS•INLIECHT•ETOCH•MAR•ETADV•ARG.
Ø 30 mm Poids : 8,60 g contient ¾ argent ¼ cuivre ou laiton.

Pièces de 12 K. D’un côté l’écusson ordinaire avec le nom du comte, de l’autre l’aigle impériale à deux têtes, portant sur la poitrine un globe crucigère avec 12
Légende EL 69 de 1620 Av IOAN•REINH•COM•IN•HANAW•ET•ZW.
Rev SUB●VMB●ALA●TVA●PROT●NO; (= Protège-nous à l’ombre de tes ailes) Invocation à la protection impériale en ce début de la guerre de 30 ans.
Ø 24 à 26 mm Poids 2,8 à 3,7 g.

Pièce de gauche frappée après la remise en ordre du monnayage.
Légende EL 92 de 1624 Av IOAN•REINH•COM•IN•HANAW•ET•ZW.
Rev (XII) FERDINAND•II•ROM•IMP•SE•AV.
Ø 27 mm Poids 4,5 à 5,4 g

Pièces de 3 K, même type que pour le 12 K
Légende EL 81 de 1600 Av IOAN•REINH•COM•IN•HANAW.
Rev RUDOL•II•RO•IMP•AVG•P•F•DEC•
Ø 21 à 23 mm Poids 1,2 à 1,9 g
Pièce de 1 K même type
Légende EL 99 de 1624 Av IO•REIN•COM•IN•HANAW.
Rev FER•II•ROM•IMP•SEMP•AV.
Ø 15 à 16 mm Poids 0,4 à 0,6



PHILIPPE - WOLFGANG 1585 (1625 – 1641)







Ecu écartelé au 1 Deux- Ponts , au 2 Lichtenberg, au 3 Bitche , au 4 Ochsenstein, sur le tout au centre Hanau.

Atelier : Woerth
A la mort de Jean – René, le nouveau comte se trouve dans une situation difficile du à la guerre de 30 ans et aux dettes laissées par son père. A l’occasion de son avènement, il émet en faible quantité un taler daté 1626. Sa principale production est celle des 12 K et 2 Kreutzers. L’atlier fonctionne de 1626 – 1633 où il sera pillé et incendié par les troupes impériales puis suédoises.




12 Kreutzers EL 113 de 1629.
avers : armes identiques à celles de Jean- René
écusson au-dessus 1629.
légende :PHILIPPVS•WOLF•COM:IN•HA:ET•Z.
revers : aigle à 2 têtes au-dessus (XII).
Légende : FERDINAND•II•ROM•IMP•SE•A.
Ø 26,5 à 28 mm poids : 4,7 à 4,9 g



FREDERIC – CASIMIR 1623 (1641 – 1685)



Ecu divisé en 6 quartiers . Au rang supérieur, les comtés 1 Hanau, 2 Rhieneck (5 barres horizontales de gueules sur or), 3 Deux –Ponts. Au dessous les seigneuries, 4 Münzenberg (coupé de gueules et d’or), 5 Lichtenberg, 6 Ochsenstein , au centre Bitche.

Atelier : Hanau et Bouxwiller.
C’est en 1647 que Frédéric – Casimir prend en mains l’administration de ses terres, agrandies de celles de Hanau – Münzenberg qui lui étaient échues en 1642 en vertu d’un pacte successoral de 1610. Ayant épousé en la même année Sibylle Christine, veuve de Philippe Maurice de Hanau – Munzenberg, il résidera à Hanau, capitale de ce comté. Il remet aussitôt en marche l’atelier de Hanau qui produit principalement des 2 K. Submergé par un déferlement de petites monnaies, les états monnayeurs de la région décident de réduire leur circulation, et de ne plus frapper de 2 K pendant 2 ans à partir de 1658. L’atelier est fermé jusqu’en 1667. pour contrecarrer cette fermeture provisoire, il ouvrit un atelier à Bouxwiller début 1660 où il continue de frapper ducats, talers, florins, demi-florins, 2 K et 1K. Les 2 Kreutzers se distinguent de ceux de Hanau par leur poids légèrement supérieur et leur légende « Hanau – Lichtenbergische Münz », au lieu de « Hanawische Münz ».
En 1672, début de la guerre de Hollande, le comté est occupé par Condé. C’est dans une ambiance troublée qu’intervient, début 1673 la fermeture de l’atelier monétaire de Bouxwiller. C’est la fin du monnayage autonome en Alsace, hormis Strasbourg.
Frédéric - Casimir continue de monnayer à Hanau








MONNAIES DE FREDERIC – CASIMIR


Florins d’argent = 60 K
Nom et titres répartis sur les 2 faces.
Avers : buste
Revers : écu couronné au-dessous (60) et M-G ou S-M pour Hanau et GH-P, H-P, IF-L ou IB-M pour Bouxwiller.
Ø 34 à 36 mm poids : 18,4 à 19,6 g.
La gravure de l’avers des florins de Hanau est très négligée, le portrait qui diffère d’une pièce à l’autre est parfois méconnaissable et difforme.
Légende : EL 133 S.D. avers : FRID :CAS :COM :HAN :RH :BIP :DN :MVNTZENB.
Légende : EL 140 date 1673 revers : LICH :ET•OCHS : (60)MAR•ET•ADV :ARG.


2 Kreutzers frappés à Bouxwiller



2 Kreutzers frappés à Hanau


2 Kreutzers frappés à Hanau
Légende : HANAWISCHE MVNTZ - signature : M-G - globe chargé d’un Z (= 2)
Ø 17 à 19 mm - poids : 0,7 à 0,9 g
Les types frappés à Bouxwiller ont la légende : HANAW-LICHTENBERGISCHE-MVNTZ parfois MVNTZ est remplacé par 2 K
Ø 18 à 20 mm poids : 1 à 1,3 g.


Kreutzers frappés à Hanau


1 Kreutzer Bouxwiller : écu complet dans une couronne de lauriers
1 Kreutzer Hanau : 2 quartiers, Hanau et Lichtenberg dans une couronne

PHILIPPE – RENE 1664 (1685 –1712)





L’écu comporte les mêmes quartiers que sous le règne précédent, de forme ovale et timbré d’une couronne ducale

Atelier de Hanau
Pour éviter toute contestation, Frédéric Casimir, resté sans descendant partage ses possessions entre ses 2 neveux. L’aîné Philippe –René choisit Hanau-Münzenberg. A Jean-René III échoit Hanau- Lichtenberg.. La bonne entente n’en subsiste pas moins entre les 2 frères, symbolisée en 1699 par une médaille de concorde. Philippe-René dispose de l’atelier de Hanau. En accord avec son frère, il bénéficie des prérogatives et du bénéfice de la monnaie à son nom, qui circulera sur l’ensemble des terres de Hanau.
L’écu et les titres sont identiques à ceux de Frédéric Casimir. Ils se trouvent sur les ducats, talers et florins mais pas sur les divisionnaires : 6 – 2 – 1 albus. Après 10 ans d’activité, l’atelier est fermé. La fabrication très sévèrement surveillée, n’est plus rentable et les monnaies en circulation sont suffisamment abondantes.


médaille de concorde entre Philippe –René et Jean-René III

MONNAIES DE PHILIPPE- RENE




Florin = 60 K EL 206 de 1693
Avers : buste à droite ; armure de chevalier ; tête de lion sur l’épaule ; cravate retombante ; manteau attaché sur l’épaule.
Légende : PHIL•REINH•COM•HANOV•RHIN•&•BIP.
Revers : écu ovale très orné avec les partitions ordinaires, couronne à 5 feuilles alternant avec des perles. Au-dessus de l’écu 16-S-M-93. (S.M. = Sébastien Muller)
Légende : DOM•MUNTZ•LICH•&(60)OCHS•M•&•AD•AR.
Ø 36 à 39 mm poids : 16,5 à 17,2 g (Traces de frappe aux rouleaux)



6 Albus = 12 K EL 212 de 1693
Avers : écu ovale couronné
Légende : PHILIP•REINH•G•Z•HANAU.
Revers : Dans le champ : *VI*/ALBUS/1693/S.M.
Légende : NACH•DEM•SCHLUS•DER•V•STÆND.(Conforme à l’accord des 5 = union monétaire avec Mayence, Palatinat, Hesse- Darmstadt, Hanau et Francfort).
Ø 27 à 29 mm poids : 4,55 à 5g.




2 Albus = 4 K EL 215 de 1694
Mêmes légendes et même type sauf *II*.
Ø 22 mm poids : 1,70 à 2,15 g

1 Albus = 2 K EL 220 de 1695
Mêmes légendes et même type sauf *I*.
Ø 18 à 20 mm poids : 0,80 g
JEAN-RENE III 1665 (1712 – 1736)

Atelier Hanau.
Frère et successeur de Philippe- René, il n’a laissé qu’un très petit nombre de monnaies, ducats et florins qui faisaient office de médailles et n’étaient pas destinées à la circulation. Il a réuni une dernière fois l’ensemble des terres. A sa mort en 1736, le comté de Hanau sera incorporé dans le Landgraviat de Hesse par suite du mariage de sa fille avec Louis VIII, Landgrave de Hesse-Darmstadt.




ducat 1731

LOUIS IX 1719 (1736-1790)

Atelier Pirmasens
Petit-fils de Jean-René III, Louis IX, comte de Hanau- Lichtenberg sous tutelle en 1736, gouverne pleinement à partir de 1741. Après ses activités militaires au service du roi de France (1742-1743) et du roi de Prusse Frédéric II (1744-1745, 1750-1757), Louis s’installe définitivement à Pirmasens où il ouvrit un atelier. Sur ses monnaies on trouve le sigle : H-D(Hesse-Darmstadt) et H-L(Hanau-Lichtenberg. Sur certaines de ses pièces on trouve les 3 écus de Hesse-Hanau et Lichtenberg. Toutes ces pièces sont de mauvaise qualité, décriées ou interdites. Sur ordonnance de l’Empereur les pièces sont confisquées et sont refondues. Ainsi se termine, sans gloire le monnayage des comtes de Hanau-Lichtenberg



vue d’une partie du château de Lichtenberg (photo 2003)





NOM ET VALEUR DES MONNAIES

ayant eu cours au Hanau-Lichtenberg


DUCAT : (en or) Le titre normal était 0,986 et le poids 3,49 g.

ECU : (Thaler) En 1566, le titre était fixé à 0,888 et le poids de chaque pièce était 29,239 g. En 1624, le titre des écus de Hanau étaient 0,868 pour 29 g et en 1664, le titre était 0,892 pour 28.90 g

FLORIN : (Gulden) Au début, ce fut une monnaie d'or. Au Hanau-Lichtenberg, un florin en argent valait 60 kreutzer et devait peser 24,61 g au titre de 0,930. On trouve également des 1/2 florins et des 1/3 de florin.

TESTON : (Dicke)= 6 Batz = 24 kreutzer
En 1601, les testons de Hanau sont au titre de 0,750 pour 9 g. C'est une des espèces qui est le plus atteinte par le "billonnage" effréné de la "Kipperzeit". En 1623, le titre est de 0,562 pour un poids de 5,55 g et même 0,322 pour 4,14 g.
1/2 teston = 12 kreutzer
1 batz = 4 kreutzer
1/2 batz = 2 kreutzer

ALBUS : ("Blanc" en français) Désigne de petites monnaies de billon, c'est à dire d'argent à un titre plus moins faible, mais non de cuivre. L'albus de Hanau pesait 1,50g au titre de 0,406. Il y avait des pièces de 1, 2 et 6 albus.

KREUTZER : En 1551, le titre est de 0,378 et le poids 0.986 g
En 1668, le titre est de 0,396 et le poids de 0,610 g

PFENNIG : (denier) Le titre est de 0,375 et le poids 0,312 g

HELLER : En 1623, le titre est de 0,250 et le poids de 0,24 g

Correspondance entre les différentes monnaies




Bibliographie :
- E. L. = Numismatique d’Alsace par Arthur ENGEL et Ernest LEHR 1887
- Ouvrage commémoratif du cinquième centenaire de sa création SHASE 1980

A GREINER
Publié le : 17-03-2008
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