SOMMAIRE
- LES MONNAIES DE LA TETRARCHIE
- LES MONNAIES DES FOUS
- LE TRESOR DES FINS
- LA POLITIQUE MONETAIRE DE LOUIS XIV
- UN THEME DE COLLECTION
- LES MONNAIES DES LANDGRAVES AUTRICHIENS
- LES COMTES DE HANAU-LICHTENBERG
- LA PETITE HISTOIRE DU NAPOLEON
Publié le : 16-08-2007
LES MONNAIES DE LA TETRARCHIE


A un moment où l’empire semble vaciller sur ses bases, des hommes d’exception vont lui permettre de connaître un nouveau souffle et de maintenir son rayonnement de monde civilisé. La monnaie, qui est souvent le reflet de la situation historique, nous permet de voir confirmé cette sorte de résurrection.
Quelle situation trouvons-nous à la fin du troisième siècle ?
On peut parler d’anarchie. Depuis la fin de la dynastie des Sévères, qui avaient déjà marqué leur passage par une politique toujours plus portée vers la classe populaire, la situation s’est d’année en année détériorée. La course au pouvoir s’est emballée et les empereurs et autres usurpateurs se sont succédés à un rythme de parfois 4 voir 5 à la fois. Tous ces compétiteurs, souvent militaires, ne résistaient pas à une usure rapide de leur autorité et mourraient de mort violente. Deux seulement échappèrent à cette règle en mourrant de la peste (Claude le Gothique) et en captivité (Valérien 1er) pour le second.

Du point de vue monétaire, la situation n’était pas plus brillante et l’inflation s’est installé rapidement, au rythme de 15 % l’an suivant les historiens. On a assisté alors à une inexorable diminution de la masse des monnaies, de l’appauvrissement en métal fin pour le denier et l’antoninien. La plupart des monnaies issues de l’ancien système créé par Auguste perduraient tant bien que mal depuis plus de deux cents ans. Elles disparurent progressivement (Le sesterce et ses subdivisions, le denier et le quinaire) Seul l’aureus pièce rare de cette époque réussira à se maintenir et à résister.
DIOCLETIEN UN GRAND REFORMATEUR

Issu d’un milieu modeste, il embrasse la carrière militaire et se fait remarquer par Probus et Aurélien. Il est proclamé Empereur par ses soldats à la mort de Numérien, en 286. Homme intelligent et énergique, il a l’idée géniale d’associer à son pouvoir un co-empereur, en l’occurrence MAXIMIEN pour gouverner ce vaste empire. Chacun se choisit également un « César » ; GALERE pour DIOCLETIEN et CONSTANCE CHLORE pour le second.(293)
Toutefois, DIOCLETIEN reste le maître suprême, se faisant qualifier de « Jovien » tandis que MAXIMIEN n’est que « Herculien »
Dioclétien règne dans la partie Orientale de l’empire, depuis Nicomédie tandis que Maximien maître de l’Occident réside à Trèves.
Au niveau politique, Dioclétien entreprend d’importantes réformes économiques, fiscales et monétaires. Il dresse un tableau complet du prix maximum des denrées (édit du maximum) Ce document nous renseigne utilement sur le prix des produits de consommation pratiqués à l’époque.
Malheureusement, cette période verra également un vague de persécution importante frappant les chrétiens. Elle durera près de 10 ans.
En 305, Dioclétien et Maximien abdiquent, laissant la place à leurs deux « Césars », qui deviennent à leur tour « Augustes » et se choisissent à leur tour deux Césars.
Le système ne durera pas car Maximien reviendra au pouvoir encore deux fois, se voyant finalement contraint au suicide par le futur empereur CONSTANTIN.
Le système instauré par Dioclétien n’aura duré que quelques années mais il aura permis à l’empire de consolider sa position, tant à l’intérieur (Etat centralisé) qu’a l’extérieur (les barbares seront tenus pour un temps en respect)

LE SYSTEME MONETAIRE DE LA TETRARCHIE


1 AUREUS (or) = 600 Deniers = 300 antoniniens = 120 folles = 24 argentei = 2 quinaires
1 QUINAIRE (or) = 300 deniers = 150 antoniniens = 60 folles = 12 argentei
1 ARGENTEUS (argent)= 25 deniers = 12 1/2 antoniniens = 5 folles
1 FOLLIS (bronze) = 5 deniers = 2 1/2 antoniniens
1 ANTONINIEN (bronze)= 2 deniers (bronze)

SYSTEME MONETAIRE ELABORE SOUS DIOCLETIEN A PARTIR DE 284


LES ATELIERS MONETAIRES DEPUIS LA TETRARCHIE JUSQU'A LA FIN DE L'EMPIRE D'OCCIDENT


ALEXANDRIE - il a fonctionné de 294 à 457/74
Marques d'atelier : ALE - SMAL

AMBIAMUM (AMIENS-France) - Il a fonctionné entre 350 et 353
Marques d'atelier : AMB

ANTIOCHE (Antakiyah-Turquie) - A fonctionné sauf sous Léon 1er de 457 à 474
Marques d'atelier : AN-ANT-ANTOB-SMAN

AQUILEA (Région de Trieste - Italie) A fonctionné de 294 à 425 environ
Marques d'atelier : AQ-AQVIL-AQOB-AQPS-SMAQ

ARELATE (Arles - France)Atelier de 313 à 475 - La ville s'appela Constantina de 328 à 340, puis de nouveau Arelate sous Constance II
Marques d'atelier : A-AR-ARL-CON-CONST-KON-KONSTAN

BARCINO (Barcelone-Espagne) A fonctionné entre 409 et 411
Marque d'atelier : SMBA

CAMULODUNUM ou CLAUSENTUM (Colchester ou Bitterne, près de Southamton-Angleterre)L'atelier à fonctionné de 287 à 411
Marques d'atelier : C-CL

CARTHAGO (Carthage-Tunisie) L'atelier à fonctionné de 296 à 311
Marques d'atelier : K-PK-KART

CONSTANTINOPOLIS (Istanbul-Turquie) L'atelier à fonctionné à partir de 326 (transfer de l'atelier de Ticinum)
Marques d'atelier :C-CP-CON-CONS-CONSP-CONOB

CYZICUS (Turquie) Atelier ouvert autour de 296 et fermé sous le règne de Léon 1er
Marques d'atelier : CVZ-CVZIC-CVZICEN-SMK

HERACLEA (Héraclée-Turquie) Atelier ayant fonctionné de 291 au règne de Léon 1er
Marques d'atelier :H-HT-HERAC-HERACL-SMH

LUGDUNUM (Lyon-France) Atelier fermé en 423
Marques d'atelier : LG-LVG-LVGD-LVGPS-PLG

LONDINIUM (Londres-Angleterre) Atelier ayant fonctionné de 287 à 325 puis de 383 à 388 sous Magnus Maxime
Marques d'atelier : ML-PLN-L-MLL-MSL-PLON-AVG-AVGOB-AVGPS

MEDIOLANUM (Milan, Italie) à partir de 304 environ jusqu'en 475
Marques d'atelier : MD-MDOB-MDPS-MED

NICOMEDIA (Nicomédie, Turquie) à partir de 294, fermé sous Léon 1er
Marques d'atelier : NIK-SMN

OSTIA (Ostie, Italie) de 308/309 jusqu'au transfert de l'atelier à Arles
Marque d'atelier : MOST

RAVENNA (Ravenne, Italie) l'atelier a fonctionné du début du cinquième siècel jusque vers 475
Marques d'atelier : RV-RVPS

ROMA (Rome, Italie) L'atelier fut fermé en 476
Marques d'atelier : R-RM-ROMA-ROMOB-SMR-VRB.ROM

SERDICA (Sofia, Bulgarie)fonctionne de 303/308 jusqu'en 313/314
Marques d'atelier : SMSD-SER

SIRMIUM (Stremska Mitrovica, Yougoslavie) de 320 à 326 puis de 364 à 393/95
Marques d'atelier : SM-SIRM-SIROB

SISCIA (Sisak, Yougoslavie) fermé en 387
Marques d'atelier : SIS-SISC-SISCPS

THESSALONIKA (Salonique, Grèce) Atelier opérationnel à partir de 298/299 fermé sous Léon 1er
Marques d'atelier : COM-COMOB-SMTS-TS-TES-TESOB-THS-THSOB

TICINUM (Pavie, Italie) L'atelier fut fermé en 326 et transféré à Constantinople
Marque d'atelier : T

TREVERI (Trèves,Allemagne) fonctionne de 291 à 430
Marques d'atelier : SMTR-TR-TRE-TROB-TRPS-PTR


LES MONNAIES DE LA TETRARCHIE



Les monnaies de la Tétrarchie sont abondantes et d’un prix généralement très abordable. Elles sont toutes indiquées pour un collectionneur débutant qui souhaite, à peu de frais posséder des monnaies romaines.


Le style reflète l’esprit politique du temps (étatisme, centralisme) Les effigies sont souvent stéréotypées, stylisées. Les portraits sont rigides, les hachures ayant remplacé les boucles, les expressions sont sévères. Le symbolisme remplace le réalisme, et annonce une aire nouvelle où le prince est de plus en plus éloigné de ses « sujets » et hors de la réalité… Nous sommes loin des portraits sans complaisance et vivants des premiers siècles mais ceci donne à ces monnaies un attrait supplémentaire. Il faut se pencher sur elles pour en découvrir tout le charme.



L’état de conservation des monnaies, qui se composent principalement de folles et d’argentei, est la plupart du temps très correct. Leur forme (large et plate) et leur poids leur ont évité les outrages habituels, tels que le fret important. Ces pièces semblent avoir peu circulé ou avoir été thésaurisées.



Leur prix va de quelques centaines de francs pour le follis à quelques milliers pour l’argentéus. La pièce d’or est volontairement mise de côté car son prix l’exclue de cet exposé.



Il existe aussi d’autres monnaies rares, telles que les médaillons, les pièces commémoratives, les deniers ou autres monnaies divisionnaires. Leur prix est alors élevé et ne serait pas à la portée du débutant.




Auréus de Galère Maximien frappé en 306/307 à Siscia
Pièce rarissime évaluée à 12500 EUROS


Dioclétien : Follis frappé à Aquilée entre 305 et 306. Poids 8.91 g. La légende est riche
DN DIOCLETIANO FELICISSIMO SEN AVG (à notre Maître Dioclétien, très heureux, Premier Auguste)
Au revers : PROVIDENTIA DEORVM QVIES AVG (La Providence des Dieux, le Repos Auguste)



Maximien : Follis frappé en 298/299 à Thessalonique Poids 9.63 g. La légende du droit est plus classique

IMP C M A MAXIMIANVS PF AVG (l’empereur César Marcus Aurélius Maximianus Pieux et Heureux Auguste)

Le revers reprend un terme favori de l’époque :
GENIO POPVLI ROMANI (Au Génie du Peuple Romain


Constance Chlore César – Argentéus frappé en 297 à Antioche – Poids 3.17 g

CONSTANTIVS CAESAR
VIRTVS MILITVM
La porte de camp militaire est un thème fréquent de cette période












Maximien Hercule, argentéus frappé en 294/295 à Siscia – poids 3.53 g

Le revers est symbolique, il montre les tétrarques sacrifiant devant un camp militaire (symbolisant l’Empire Romain ?…)










août 01
J RAMAZ



Publié le : 17-08-2007
LES MONNAIES DES FOUS

Résumé des études actuellement introuvables effectuées par MM DU TILLIOT, D'AMIENS, LEBER, LABROT et THOREL sur l'origine des fêtes des fous, des Innocents et des carnavals qui donnaient lieu à l'émission de monnaies fantaisistes pour des amusements populaires qui devinrent licencieux et dûrent être interdits.
IN-4 Broché - 30 pages dont 7 de planches pour 108 monnaies -
Pour chaque ouvrage :
- Participation aux frais d'emballage, d'envoi, d'assurance -
- France métropolitaine : 6 euros
- DOM TOM et étrangers : 10 euros
Par chèque au siège social de l'association, 3 boulevard du Lycée
74000 ANNECY
Publié le : 17-08-2007
LE TRESOR DES FINS

Réédition de l'étude faite en 1866 par G VALLIER, numismate grenoblois, après la découverte d'environ 30 kg de monnaies romaines dans la plaine historique des FINS à ANNECY.
Elle porte sur environ 10 700 pièces de la période dite "de la décadence", qui sont répertoriées étudiées et caractérisées
IN-8 Broché 30 pages
Participation aux frais d'emballage, d'envoi, d'assurance
France métropolitaine : 6 euros
DOM TOM et étranger : 10 euros
par chèque au siège social de l'association, 3 bouvevard du Lycée 74000 ANNECY


Publié le : 19-08-2007
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